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Les
détecteurs multifréquences,
multifonctions.
Même si cette année encore, certains
importateurs ou fabricants de détecteurs de
métaux baseront leur stratégie de vente
et annonceront, au détriment du détectoriste
parfois, des détecteurs de métaux aux
performances extrêmes, il faut savoir que celles-ci
sont arrivées à leur maximum et, en
l’état de la technologie, qu’il
n’y a plus grand chose à attendre dans
ce domaine (hélas). Le champ de bataille des
grands fabricants, après qu’ils aient
exploité les principaux critères de
puissance, de fiabilité, d’efficacité et
de qualité, sera désormais la multifonctions
et la multifréquences. L’idée est simple : la technologie
de base étant la même pour toutes les
marques, les ingénieurs se concentrent aujourd’hui
sur toutes les fonctions mises en œuvre lors
du processus de détection et tentent de les
améliorer via une électronique très
pointue. De fait, les nouveaux détecteurs
de métaux sont de plus en plus pilotés
par microprocesseur. Sur une simple platine électronique,
est intégré un élément
complexe : la puce. Celle-ci comporte des milliers
de transistors constituant une unité arithmétique
et logique. Cette unité, préprogrammée
par le fabricant, permet de superviser automatiquement
toutes les fonctions possibles et admises sur un
détecteur de métaux. Les écrans analytiques à aiguille
se transforment de plus en plus en écrans à cristaux
liquides “LCD” associés à un
clavier sensitif. Les fonctions prépondérances
de sensibilité, de discrimination et de compensation
des effets de sol, dont les réglages s’effectuaient
auparavant au moyen de potentiomètres, sont
assurées par des touches tactiles d’une
grande fiabilité, entièrement étanches
et pouvant accepter des milliers de manœuvres
; elles apportent plus de convivialité dans
la maniabilité de l’appareil. De recherche en
recherche, les détecteurs
haut de gamme bénéficient aujourd’hui
d’un fonctionnement entièrement automatique,
aux possibilités accrues : du fait de la puissance
du microprocesseur, l’utilisateur peut agir
sur des dizaines de paramètres au travers
d’une interface futuriste, sélectionner
des menus à choix multiples, choisir un programme
standard pour une simple prospection de loisir, ou
un programme personnalisable, paramétrable
et enregistrable, pour une détection “professionnelle”.
Le principe de discrimination reste toutefois le
même, mais offre une polyvalence jamais rencontrée
auparavant. La nature probable
de l’objet détecté peut
aujourd’hui être visualisé de
plusieurs façons : • Classique par haut-parleur avec multitonalités.
• Visuelle, par affichage graphique sous forme d’icônes stylisées
ou de pavés représentant une catégorie d’objets.
• Visuelle par affichage d’un nombre négatif ou positif représentant
la conductivité électrique du métal détecté, étalonnée
sur une échelle regroupant la totalité des métaux existants.
•
Visuelle avec le Signagraph (une exclusivité des Ets White’s).
Cette signature graphique, sous forme d’histogrammes, ajoutée
aux précédentes, constitue une information des plus complètes
sur la nature des objets détectés, et atteint un haut degré d’exactitude.
Le plus grand avantage de cet analyseur spectral est sa capacité d’offrir
des renseignements plus fiables sur certains objets qui affolent d’autres
systèmes de discrimination (hot-rocks, oxydes ferriques, pierres volcaniques).
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D’autre part, des études ont été menées
afin de corriger la compensation des effets de sol,
par une amélioration du traitement des signaux
collectés par le disque. En effet, il a été constaté que
les signaux de retour étaient affligés
d’un décalage temporel induit par le
sol. Jusqu’à présent, bien des
schémas de différents magazines, dont
le nôtre d’ailleurs, l’ont évoqué :
les techniciens croyaient que les ondes électromagnétiques
subissaient une altération ou un blocage lors
de leur pénétration dans un terrain
fortement minéralisé. Eh bien c’est
faux ! C’est en fait le retour de l’onde
vers le disque qui est perturbé. Il fut donc
nécessaire de concevoir des systèmes
de double discrimination, l’une pour discriminer
le sol, l’autre pour différencier les
métaux détectés. Cette solution
technique autorise donc à l’heure
actuelle une véritable compensation automatisée
des effets de sol. Toutefois, sur les terrains extrêmement
minéralisés, ce système de compensation
montre ses limites, car le potentiomètre interne
et miniaturisé (schéma) est en fait
préréglé d’usine sur une
valeur moyenne. A noter que toute modification de
ce réglage doit être effectuée
par un service technique agréé par
le fabricant, sous peine d’exclusion de la
garantie. Sur les anciens systèmes était
disponible un potentiomètre multitours externe
réglable par l’utilisateur, mais son
usage se révélait très délicat,
car, en général mal compris par la
plupart des prospecteurs, il entraînait des
effets catastrophiques sur les performances du détecteur
lorsqu’il était mal réglé en
fonction du terrain prospecté. Dans leurs études sur les systèmes
de double discrimination dédiés à la
compensation des effets de sol, les ingénieurs
ont imaginé de sélectionner des fréquences
d’émission plus appropriées pour
la neutralisation de la minéralisation du
sol et de la différenciation des métaux.
C’est ainsi que sont apparus les détecteurs
de métaux multifréquences. Si certains
détecteurs génèrent, par le
biais d’un artifice électronique, une
multitude de fréquences, deux seulement suffisent
amplement pour le traitement simultané des
effets de sol et de la discrimination des métaux. La fréquence de travail est fixée
dès la conception du disque, à savoir
pour les détecteurs monofréquence,
une échelle de fréquence allant de
4,77 kHz pour la plus basse, à 20 kHz pour
la plus haute (voir schéma). En dessous de
la fréquence minimale, l’appareil ne
serait pas assez sensible aux métaux rencontrés,
du fait d’une trop grande faiblesse du courant
induit. Au dessus de la fréquence maximale,
le sol étant un élément conducteur,
ce dernier verrait sa conductivité électrique
augmentée, formant un écran totalement
impossible à compenser, d’où une
chute des performances. Si aujourd’hui certains fabricants favorisent
les hautes fréquences, c’est pour gagner
en sélectivité dans le domaine de la
discrimination, et non pas, comme on peut le croire
et comme il a été dit trop hâtivement
parfois, pour mieux pénétrer les sols
minéralisés. Pour les raisons évoquées
précédemment, il a été nécessaire
d’équiper ces détecteurs à haute
fréquence d’un très puissant
compensateur d’effets de sol, et si ce réglage
est mal maîtrisé (c’est souvent
le cas pour les potentiomètres à un
seul tour), les performances seront gravement affectées
selon les terrains prospectés. En contrepartie,
un détecteur multifréquences combine
les avantages de chaque fréquence extrême,
l’une dédiée à la compensation
des effets de sol, l’autre à la discrimination
proprement dite. Par ces aspects
physiques, il en ressort une impossibilité théorique
d’augmenter les performances des détecteurs
de métaux utilisant la technologie actuelle,
mais peut-être arriverons-nous demain grâce à d’autres
innovations techniques à visualiser réellement
un objet dans le sol à l’instar d’un
scanner médical, à apporter une discrimination
fiable sur les magnétomètres à protons
aux performances exceptionnelles et à améliorer
l’identification des cibles avec les radars
géologiques.
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